Max Verstappen est désormais officiellement autorisé à courir en GT3 sur le légendaire Nürburgring Nordschleife. Le pilote Red Bull a décroché son permis DMSB A après avoir disputé la Coupe ACAS ADAC au volant d’une Porsche Cayman 718 GT4 CS.
Bien que les conditions n’aient pas été totalement réunies pour l’obtenir (l’une des voitures prévues pour l’évaluation ayant subi des dommages) la commission a finalement accordé la licence au quadruple champion du monde de F1.
Cap sur les GT3 et l’endurance allemande
Avec ce sésame, Verstappen peut désormais viser plus haut : piloter une Ferrari 296 GT3 engagée par Emil Frey Racing lors du Barbarossapreis, manche de 4 heures du NLS prévue le 27 septembre 2025. Ce rendez-vous tombe à point nommé, entre les Grands Prix de F1 d’Azerbaïdjan et de Singapour.
Mais l’objectif ultime est clair : participer aux 24 Heures du Nürburgring, prévues en mai 2026, dans le créneau entre Miami et Montréal au calendrier F1.
« Pour contester une course de 24 heures ici, dans une voiture GT3, serait incroyable »,
a confié le Néerlandais.

# 980 Lionspeed GP, Porsche Cayman GT4 – Max Verstappen | Photo de: Jan Brucke / VLN
Verstappen ne cache pas son attachement au Nürburgring, qu’il a longuement parcouru sur simulateur avant d’y rouler réellement :
« C’est un circuit fantastique. Je souhaite que nous en ayons 24 dans le calendrier. Nous roulons sur beaucoup de pistes qui ne m’excitent pas vraiment. »
Avec ses 20 km, ses dénivelés et ses courbes en forêt, le “green hell” incarne tout ce que le pilote apprécie des tracés traditionnels, loin des circuits urbains modernes.
Le projet Verstappen.com Racing
Parallèlement à sa carrière en F1, le champion néerlandais développe sa propre structure : Verstappen.com Racing. Engagée en GT World Challenge Europe avec une Aston Martin AMR GT3 Evo (gérée par 2 Seas Motorsport), l’équipe soutient des talents comme Harry King, Thierry Vermeulen et Chris Lulham.

# 33 Verstappen.com Racing / 2 Seas Motorsport Aston Martin Vantage Amr GT3 Evo: Harry King, Chris Lulham, Thierry Vermeulen | Photo de : Eric Le Galliot
Ce dernier illustre parfaitement la philosophie de Verstappen : offrir un tremplin aux pilotes issus du sim racing. « C’est de créer un tremplin du SIM Racing à la GT3, pour ne pas devoir passer par le karting, car cela coûte énormément d’argent », explique-t-il.
Le Mans dans le viseur ?
L’ambition ne s’arrête pas au Nürburgring. Verstappen évoque déjà un futur passage par les 24 Heures du Mans, où les GT3 sont désormais acceptées. Toutefois, cela devra probablement attendre la fin de sa carrière en Formule 1.
« Si je fais quelque chose, je veux bien le faire. Je veux aussi gagner »,
précise-t-il. Avec cette approche, nul doute que Verstappen ne se contentera pas d’être également champion dans les courses d’endurance.
© Paddock Team
