Lorsque Max Verstappen a déclaré en Hongrie qu’il ne s’attendait pas à voir Red Bull remporter un autre Grand Prix en 2025, peu imaginaient qu’il se tromperait si vite. À Monza, le Néerlandais a signé une victoire éclatante, terminant avec près de 20 secondes d’avance.
Sa performance a surpris le paddock, y compris McLaren. Alors, s’agissait il d’un exploit propre à Monza, ou Red Bull peut-il espérer le refaire à Bakou ?
Des performances spécifiques à Monza ?
Le directeur de l’écurie, Laurent Mekies, a rapidement nuancé l’euphorie :
« Beaucoup de choses sont spécifiques à Monza. Nous découvrirons à Bakou quelle part des apprentissages et des nouveaux composants peut être transférée. »

Max Verstappen, Red Bull Racing, Helmut Marko, Red Bull Racing, Laurent Mekies, Red Bull Racing Team Principal | Photo par : Mark Thompson / Getty Images
Le RB21 avait clairement trouvé un second souffle grâce à un package à faible appui très travaillé. Verstappen lui-même a souligné que la compétitivité de la voiture restait largement dépendante des circuits à basse charge.
Red Bull n’a pas seulement gagné grâce à sa voiture : l’équipe a adopté une approche différente à Monza. Moins de dépendance au simulateur, plus de confiance dans les retours du pilote et des ingénieurs.
Marko résume ainsi :
« Quelle que soit la donnée du simulateur, nous la mélangeons avec l’expérience de Max et des ingénieurs. L’équipe technique discute collectivement au lieu de suivre aveuglément. »
Pierre Waché, directeur technique, confirme que cette méthode a offert une nouvelle direction de réglages, amorcée à Zandvoort puis optimisée en Italie.
Bakou, un circuit mitigé mais prometteur

Sergio Perez, Red Bull Racing RB20 | Photo de : Simon Galloway / Motorsport Images
Bakou, avec ses longues lignes droites, pourrait bien correspondre à la RB21. Les forces aérodynamiques réduites jouent en faveur de Red Bull, même si Verstappen rappelle que le caractère de circuit urbain reste un des points faibles.
Avant même Monza, Helmut Marko avait d’ailleurs cité l’Azerbaïdjan comme une opportunité de victoire. Toutefois, le vrai test devrait venir ensuite à Singapour, terrain théoriquement bien moins adapté.
Même si Verstappen et Red Bull ont trouvé une meilleure fenêtre de réglages, la domination de Monza ne devrait pas se répéter systématiquement. Waché l’admet :
« McLaren est toujours très rapide. Mais par rapport à l’an dernier, il était crucial pour nous de rebondir. »
À Bakou en 2024, Perez était en lice pour le podium avant un accrochage avec Carlos Sainz, lors d’une course marquée par la victoire d’Oscar Piastri et la polémique sur les flexi-wings. Cette fois, Red Bull espère tirer profit de son nouveau cap technique.
En somme, Verstappen avait peut-être été trop pessimiste avant la pause estivale. Bakou offrira une réponse plus claire : Red Bull ont-ils réellement retrouvé leur souffle ?
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