Peut être personne n’aurait parié sur un podium composé de Max Verstappen, George Russell et Carlos Sainz au Grand Prix d’Azerbaïdjan. Pourtant, dans un week-end litéralement marqué par des vents violents venus de la mer Caspienne, la hiérarchie de la Formule 1 a été bousculée, notamment chez McLaren, jusque-là dominateur cette saison.
Alors que l’équipe n’avait besoin que de devancer Ferrari de neuf points pour sceller le titre constructeurs à sept courses de la fin, une série d’erreurs inhabituelles a compromis ses plans. Oscar Piastri, habituellement solide, a commis trois fautes majeures en 24 heures : une sortie en qualifications qui l’a relégué à la neuvième place sur la grille, un départ manqué et un contact avec le mur dès le premier tour. Résultat : le pilote australien n’a pas marqué de points pour la première fois depuis deux ans, offrant à son coéquipier Lando Norris une occasion en or de réduire l’écart au championnat pilotes.

Oscar Piastri, McLaren Photo de: Jayce Illman / Getty Images
Norris n’a toutefois pas capitalisé. Huitième au départ, il a perdu du terrain face à Charles Leclerc au redémarrage après la voiture de sécurité, puis un arrêt au stand raté lui a coûté deux précieuses secondes et deux places, le reléguant finalement au septième rang.
À l’avant, Max Verstappen a déroulé. Déjà vainqueur à Monza, le Néerlandais a enchaîné avec une pole position et une victoire nette à Bakou, sa 67e en carrière. C’est la première fois depuis 2023 qu’il signe deux succès consécutifs, de quoi relancer l’idée d’un retour dans la course au titre, bien qu’il reste à 69 points de Piastri avec sept manches encore à disputer.
Carlos Sainz, solide tout au long du week-end, a longtemps cru offrir à Williams son premier podium en quatre ans. Mais un arrêt plus lent a permis à George Russell et Mercedes de le dépasser, scellant la deuxième place pour le Britannique. Ce résultat fait basculer Mercedes devant Ferrari au classement des constructeurs, tandis que Williams consolide sa cinquième position grâce au podium de Sainz.

Max Verstappen, Red Bull Racing Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Pour Verstappen comme pour Sainz, ce Grand Prix de Bakou a été l’occasion de rappeler que, même dans un championnat dominé, les vents changeants de la F1 réservent toujours des surprises.
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