La course de Bristol a pris tout le paddock par surprise, transformant une soirée attendue comme classique en véritable chaos marqué par une usure extrême des pneus. Pilotes, ingénieurs et responsables d’équipes livrent leurs réactions à ce scénario inattendu.
Dès les premiers tours, le ton était donné : les gommes commençaient à se dégrader de manière extrême, forçant les pilotes à rentrer prématurément aux pits. Une situation qui a surpris tout le paddock, à commencer par les chefs d’équipes, incapables d’anticiper un tel scénario. « Si quelqu’un disait qu’il l’avait vu venir, je n’y croirais pas », résumait Mike Kelley de Hyak Racing.
Des attentes complètement déjouées

Usure des pneus de Chris Buescher, Roush Fenway Keselowski Racing Ford | Photo de: Jared C. Tilton / Getty Images
«Si quelqu’un dans le garage vous dit qu’il s’y attendait, il ment. »,
a déclaré Chris Gayle, chef d’équipe du Joe Gibbs Racing n°11 de Denny Hamlin.
Son collègue Adam Stevens, qui a mené Christopher Bell à la victoire, partageait la même surprise :
« J’aurais juré que ça finirait en Bristol normal. Pas du tout ! »
Même constat pour Mike Kelley de Hyak Racing :
«If anyone said they saw that coming, I’d call bullsh*t.»

Retrait des débris | Photo de: Jonathan Bachman – Getty Images
Goodyear avait développé un nouveau composé censé tenir plus de 100 tours. Pourtant, dès le drapeau vert, les pneus ont commencé à se détériorer après seulement 20 tours.
Vendredi, lors des essais à 83 degrés, tout semblait normal. Mais dimanche soir, avec une piste à 89 degrés, l’usure a frappé immédiatement. Le poleman AJ Allmendinger et Austin Dillon ont été les premiers touchés, avant que tout le peloton ne doive s’arrêter autour du 40e tour.
L’impact de la lumière UV?
Drew Blickensderfer, chef d’équipe de Noah Gragson, avance une hypothèse originale : la lumière UV.
« On a découvert que la lumière UV joue autant que la température. Peut-être que c’est ce qui explique cette surprise. »
Goodyear, de son côté, assume son choix. Justin Fantozzi, responsable des opérations pneus, a déclaré en direct :
« L’industrie a demandé cela. Nous livrons exactement ce qu’on nous a demandé. »

Austin Cindric, Team Penske Ford | Photo de: Jeff Robinson / Icon Sportswire via Getty Images
Certains, comme Denny Hamlin, y ont vu un certain charme : un chaos imprévisible qui oblige à s’adapter et relance le suspense. D’autres, à l’image de Chad Knaus (Hendrick Motorsports), critiquent une situation où les pilotes passent plus de temps à gérer leurs pneus qu’à se battre roue contre roue.
Pour NASCAR et Goodyear, l’équilibre reste difficile à trouver : offrir un spectacle sans tomber dans l’imprévisible total. Mais une chose est sûre, cette « #TireChaosRace » de Bristol restera dans les mémoires comme l’une des plus surprenantes de l’ère NextGen.
© Paddock Team
